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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 12:39


Gabon: « Je suis heureux de profiter du congrès de l’UPNR pour me montrer, après l’élection (…), Je suis bel et bien ici au Gabon, ma belle patrie », Pierre Mamboundou


Libreville, 8 novembre (GABONEWS) – Invité de marque du congrès extraordinaire de la formation politique de Maître Louis Gaston Mayila, dénommée l’Union Pour la Nouvelle République (UNPR), tenu à Libreville, samedi 7 novembre, Pierre Mamboundou, candidat malheureux de la récente élection présidentielle, faisant sa première apparition publique postélectorale, a déclaré qu’il est « heureux de se montrer pour taire les conjectures», a constaté GABONEWS.


« Je suis particulièrement heureux, puisque ce congrès m’a donné la bonne occasion de me montrer, après l’élection présidentielle, pour taire les conjectures qui me donnaient perdu. Je ne suis ni aux USA, ni à Paris, encore moins en Afrique du Sud, comme le prétendent mes détracteurs. Je suis bel et bien ici au Gabon, ma belle patrie », s’est exclamé le leader de l’Union du Peuple Gabonais (UPG) et de l’Alliance pour le Changement et la Restauration (ACR), une coalition de partis politiques de l’opposition.


Pour Pierre Mamboundou, sa présence à cette cérémonie « s’inscrit dans la dynamique de démontrer que notre alliance n’est pas un mouvement de circonstance. C’est une action réfléchie qui va se cristalliser, se renforcer, se revigorer. Tous ceux qui ont hâtivement déclaré cette alliance morte en auront pour leur compte ».


En réponse aux rumeurs, distillées çà et là, faisant état de négociations en cours entre les nouvelles autorités et sa formation politique, à l’effet de le convaincre, lui-même, ensuite les siens, à entrer au gouvernement, Pierre Mamboundou tranche : « Malgré les appels, les multiples propositions, beaucoup de personnes se sont perdues en conjectures, mais Mamboundou a choisi de faire la politique dans l’opposition depuis 1988 jusqu’à ce jour. Depuis mon entrée en politique, je suis resté égal à moi-même. Nous, tous les Gabonais, aspirons à une nouvelle République. C’est en cela que l’appellation du parti de Maître Mayila est une prémonition », a-t-il martelé.


Se prononçant sur la volonté exprimée par le gouvernement – via une rencontre récente entre le ministre de l’Intérieur Jean François Ndongou et les partis politiques – de faire appliquer Loi 001/2005 portant Statut général de la Fonction Publique et stipulant l’incompatibilité de certaines fonctions politiques et syndicales avec le statut de fonctionnaire, Pierre Mamboundou s’insurge contre la mesure.


« Le gouvernement n’a rien à faire, sinon provoquer de faux évènements à travers une mauvaise interprétation des lois. Les partis politiques n’ont pas de sous
pour payer leurs responsables permanents. D’abord, aucun militant d’un parti politique, en dehors du Parti Démocratique Gabonais (Ndlr : PDG, au pouvoir), ne fait de la politique et des activités de son parti une profession. Nos responsables ne se consacrent aux activités des partis qu’aux heures et jours non ouvrables. Cette loi a été promulguée en raison de l’existence de celle portant l’octroi de subvention de l’Etat aux partis politiques, mais ne profitant qu’au PDG ».


Se déclarant favorable à l’application de cette disposition, Pierre Mamboundou exige des conditionnalités : « si le gouvernement tient à l’appliquer, qu’il applique également la loi relative à la fameuse subvention (dont le montant annuel est de six milliards) à tous les partis agréés. C’est l’Etat qui paie les cadres du PDG, puisque vous ne me direz pas que ce parti vit des cotisations de ses militants. Alors, comme les dispositions de l’article 24 de la Loi 0024 /96 portant la subvention n’est pas encore abrogée, il faut que tous les partis soient placés à la même loge », a-t-il réclamé.


Comme élément de réponse à la sollicitation du ministre de l’Intérieur à l’adresse des partis politiques leur demandant de fournir la liste de leurs cadres permanents à son cabinet, Pierre Mamboundou d’ironiser : « Nous n’avons pas de noms à lui fournir. L’obtention des récépissés est subordonnée à la fourniture de documents parmi lesquels figure ce qu’il demande. Même en cas de changement à la direction du parti, l’obligation est faite à celui-ci de fournir les mêmes pièces. Alors qu’il se réfère à la bonne tenue de ses archives ».


Quant à son avenir politique après sa défaite à l’élection présidentielle, Pierre Mamboundou est apparemment serein: « Nous avons perdu une autre bataille, mais pas la guerre. D’autres élections non moins importantes pointent à l’horizon. Une éventuelle victoire de l’opposition à ces élections mettrait le gouvernement en difficulté de commander, puisque contraint à la cohabitation. Nous ne devons ni nous décourager, ni baisser les bras. Restons déterminés, courageux, vigilants, mobilisés et unis », a conclu le premier dauphin d’Ali Bongo Ondimba à la présidentielle.

  
Article Publié le:   08/11/2009
Par: Mandian SIDIBE (Gabonews.ga)

Publié dans : POLITIQUE
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