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Après la
rencontre des Forces vives de Guinée avec le médiateur Blaise Compaoré à Ouagadougou, la transition est-elle possible en 6 mois ?
Les forces vives viennent d'effectuer un déplacement pour différentes raisons. D’abord, elles demandent le départ du chef de la junte au pouvoir Moussa Dadis Camara. Ce dernier selon eux, doit
être remplacé par une autre équipe qui mènera la transition jusqu’aux prochaines élections
Le gage que Dadis ne se présentera pas à ces élections et la libération des personnes incarcérées lors des tragiques évènements survenus au stade du 28 septembre à Conakry sont aussi d'autres
demandes des Forces Vives qui ont rencontré le médiateur Blaise Compaoré à Ouagadougou ces deux derniers jours. Elles sont parties avec une quarantaine de personnes pour rencontrer le président
burkinabé. Vu cet effectif pléthorique, Mr Compaoré leur a demandé d’établir une liste des personnes les plus représentatives.
Malaise diplomatique, une opposition divisée ?
La salle ne devait accueillir que les personnes figurants sur la liste établie. A la surprise générale de tous, le nom de l’ancien premier ministre Lansana Kouyaté n’y figurait pas. En effet,
l’opposition guinéenne accuse l’intéressé d’être un pion de Dadis, un espion voulant se faire passer pour ce qu’il n’est pas. Elle estime que Mr Kouyaté s’affiche beaucoup trop pour être
honnête.
L’accès de la salle fut ainsi refusé à l’ancien premier ministre. Cela a provoqué un grand malaise au sein de la représentation burkinabé avec qui, il avait échangé de nombreuses fois pendant ses
fonctions ministérielles. Néanmoins, cet incident n’a entaché en rien, les discutions avec le médiateur.
Dialogue possible avec la junte
Sous la demande de Mr Compaoré, les forces vives ont enfin accepté de dialoguer avec le CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement) de Moussa Dadis Camara. Signalons que depuis
les massacres du 28 septembre, elles l’avaient toujours refusé.
Le porte parole des forces vives, Mr Jean-Marie Doré déclare « A travers la médiation du président Blaise Compaoré, nous avons accepté de dialoguer avec la junte, dans le but de sortir de la
situation d'aujourd'hui ». Il estime que, l’objectif de ce dialogue direct est l’instauration d’une unité de transition, afin que la Guinée se retrouve rapidement dans un autre contexte de
gestion politique.
Lundi soir, le chef du CNDD avait déclaré à la télévision nationale guinéenne, qu’il est prêt pour un dialogue direct, franc et constructif. Ces déclarations font suite aux départs des forces
vives pour Ouagadougou. Ses adversaires qui dans un premier temps lui avaient refusé cette main tendue, l’ont finalement accepté à l’issue des discutions avec le chef d’Etat burkinabé.
Sauve qui peut
Nous avons appris il y a quelques jours, que les opposants guinéens « craignant pour leur vie », ont préféré rester à l’étranger. Ils se disent engagés pour
la cause de la population meurtrie par tant d’années de pression. Mais, l’étranger est-il bien la solution adéquate pour venir en aide au peuple de Guinée ? Un lutteur ne devrait-il pas être
capable de supporter toute sorte d’exaction qu’il subit, même au péril de sa vie ?
Blaise Compaoré doit rencontrer en début de semaine prochaine, les membres de la junte au pouvoir afin de comparer les points de vue et trouver une solution appropriée de sortie de crise. La
question reste de savori si un gouvernement de transition est vraiment possible avec la junte au pouvoir.
Par Hawa SEMEGA - 06/11/2009
Source : journalduMali.com
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