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Face à la grogne contagieuse des agents de l'Etat dans la plupart des secteurs de l'administration, le gouvernement a annoncé
le lancement le 23 novembre prochain de la première étape de l’audit de la Fonction publique. Cette opération verra le recensement préalable de tous les agents de l’Etat pour la mise en place du
Centre de gestion des fonctionnaires gabonais, qui doit permettre à chaque département de mieux gérer la carrière de son personnel.
Comme promis, le gouvernement a annoncé le lancement le 23
novembre prochain de l’audit de la Fonction publique, dont la première étape verra le recensement de tous les agents de l’Etat, une opération qui n'a pas été réalisée depuis 1998.
Cet audit doit permettre la mise à plat du fichier actuel des fonctionnaires gabonais pour une meilleure visibilité et lisibilité de la situation des
agents
«Le recensement est la première étape de l’audit de la Fonction publique. Le gouvernement a décidé de mettre à plat la fonction publique. Nous tous nous reconnaissons qu’il y a des fonctionnaires
qui se plaignent de ne pas être avancés, de ne pas être intégrés à temps, il y a les rappels», a expliqué le ministre de la Fonction publique, Blaise Louembe.
«Tous ces éléments vont être remis à plat pour mettre en place un nouveau système où tous ces éléments seront le plus fluide possible, sans que l’agent de l’Etat n’en souffre», a-t-il
poursuivi.
«Les fonctionnaires de l’Etat ne sont pas payés pour suivre leur dossier à la Fonction publique, mais pour rendre un travail à l’Etat. Quand on aura fait cette première étape de l’audit, nous
allons passer à d’autres étapes, des analyses qui permettront d’avoir une gestion des carrières non plus à la Fonction publique, mais au sein de chaque ministère», a précisé monsieur
Louembe.
Pour ce vaste projet, le gouvernement a débloqué d'importants moyens, notamment humains avec la formation depuis le 16 novembre des agents recenseurs qui seront déployés sur l'étendue du
territoire national.
Le ministre de tutelle précise encore que «sur le terrain, il y a des équipes mobiles. Une équipe est composée de trois personnes. Un agent chargé de la biométrie, et deux agents chargés
d’examiner les dossiers présentés par les recensés».
«Il s’agit de savoir si vous êtes bel et bien professeur de lycée, sur quel diplôme vous avez été recruté et sur quelle base vous êtes payé, si vous avez des
enfants à charge. On vérifie toutes ces informations qui ont une incidence financière sur votre bulletin de paye», a-t-il expliqué.
Pour fiabiliser le nouveau fichier qui sera constitué, le ministre a annoncé l'introduction de la biométrie, qui doit notamment permettre de détecter les
fonctionnaires aux «multiples salaires».
«Ensuite nous prenons l’élément biométrique pour nous assurer que le fonctionnaire de l’Etat ne va pas bénéficié d’une double rémunération de l’Etat. Si vous êtes enseignant vacataire ou en
présalaire, vous ne pouvez pas vous prétendre d’être également fonctionnaire dans une autre administration. Vous ne pouvez pas non plus également être fonctionnaire d’une collectivité locale.
C’est un mode de contrôle», a confié le ministre.
«Ensuite nous allons faire l’analyse du fonctionnement en accord avec le ministère concerné, le fonctionnement de chaque administration pour savoir effectivement si les fonctionnaires de la
Fonction publique sont affectés aux bons endroits et sont suffisants pour exercer le travail qui leur est confié», a conclu le ministre.
La situation des fonctionnaires gabonais est à l'origine des nombreux mouvements de grève qui ont paralysé l'activité du pays dans des secteurs clés comme l'Education, la Santé, les Affaires
sociales, les Travaux publics ou encore le Pétrole et les Mines depuis quelques années.
Publié le 17-11-2009 Source : gaboneco Auteur : gaboneco
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