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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 09:14


Le ministre gabonais de l’Habitat, Ruffin Pacôme Ondzounga, s'est rendu le 31 octobre dernier sur les sites de Bikélé, à l'Est de Libreville, et Avorbam, au Nord, pour évaluer l’avancement du projet de construction de 3 000 logements sociaux. Ce projet prioritaire du gouvernement pour pallier le déficit patent de 160 000 logements à Libreville est toujours retardé par le problème des constructions anarchiques et de leurs habitants réfractaires au déguerpissement.


Fraîchement promu au département de l'Habitat, le ministre Ruffin Pacôme Ondzounga a entrepris le 31 octobre dernier la visite des chantiers des 3 000 logements sociaux sur les sites de Bikélé, à l'Est de Libreville, et Avorbam, au Nord de la capitale gabonaise, dont l'achèvement est prévu pour juillet 2010.


«Pour l’instant, le bilan doit d’abord être technique, c’est un état des lieux. Après en fonction de ce que nous avons constaté, nous allons comparer avec le planning officiel et contractuel. Et puis on pourra mesurer le degré d’avancement par rapport à ce planning là», a expliqué le nouveau ministre de l'Habitat.


Face au problème récurrents des construction anarchiques qui retardent les travaux sur les sites dédiés, le ministre Ondzounga a rappelé que «nous avons la mission de mettre à la disposition de nos compatriotes des aires parcellaires aménagées».


Mais «les travaux sont bloqués parce qu'un compatriote érige une maison sur l’emprise d’une voie, sur l’emprise d’équipement collectif, évidemment la discussion devient toujours conflictuelle», a-t-il fustigé.


«Il va de soi que qu’on ne peut pas avancer dans ces conditions et qu’il est bon aujourd’hui que les uns et les autres fassent l’effort de se rapprocher de mes services, pour voir les voies et moyens pour régulariser leur situation et surtout qu’il se tiennent prêts à ce que force soit rendu à la loi, pour que dans une année, il y ait un minimum de 5 000 logements mis à la disposition des Gabonais», a-t-il poursuivi.


«Il faudra donc que les uns et les autres se préparent à se voir déguerpis, se voir mis en demeure d’abandonner les emplacements qu’ils occupent de manière illicite», a-t-il enfin prévenu.


Le déguerpissement des occupants des constructions anarchiques reste un facteur majeur du retard pris dans le projet de construction, avec les longues négociations que cela entraîne la plupart du temps entre les déguerpis et la tutelle pour le dédommagement et le replacement.

Dans les cas où le consensus n'est pas trouvé avec les habitants et que les autorités doivent reprendre possession des terrains par la force, d'autres genre de problèmes surviennent toujours. Les responsables des entreprises adjudicatrices des travaux craignent par exemple des représailles des propriétaires des habitations anarchiques dont le gouvernement a ordonné la destruction.


«A chaque fois que nous sommes en train de casser, les propriétaires viennent nous menacer. Il faut que l’Etat prévoit des gendarmes qui vont venir nous assister pour qu’on puisse avancer», explique l'entrepreneur.


Les cités qui seront érigées pour pallier le déficit patent de logement à Libreville, évalué à 160 000, seront également dotés d’un centre commercial, d'un complexe scolaire, d'un centre de santé, d'un institut d’informatique et de communication. La durée des travaux est estimée à 24 mois. 

Publié le 03-11-2009    Source : gaboneco     Auteur : gaboneco   

Publié dans : SOCIETE
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