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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 08:10


Libreville - Autour des grands centres de consommation que sont Libreville essentiellement mais aussi Port-Gentil et Franceville, face à la demande, de plus en plus forte, en produits alimentaires divers et variés, s’est développée ce qu’il est convenu d’appeler l’agriculture périurbaine, une expérience plutôt heureuse, que nous découvrons à travers ce reportage dans les banlieues nord et sud de la capitale gabonaise.

Hommes, femmes et enfants s’investissent dans les maraichers. Les rapports sont bons en tout point de vue dans les environs de Libreville et d’Owendo.


A l’image du reste du territoire, le sol se prête à cette forme d’activité agricole.


Ici et là, le maraichage présente une variété de légumes; le Folon (la marante), l’oseille (la baselle), la morelle, le gombo, la tomate et l’aubergine.


Il s’agit de cultures à cycle court. Après trois (3) mois maximum, on récolte et on peut vendre, donc ça décourage moins les agriculteurs. In fine, il y a quand même un potentiel d’agriculteurs qui se lancent dans cette aventure à la lumière de la demande qui est de plus en plus importante.


GRAND PRIX DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE


Au détour d’une rue d’Owendo, au sud de la capitale, nous avons surpris madame Thérèse Koumba Kessy, dans son antre. Plus de la cinquantaine, la lauréate du Grand prix du président de la République - Edition 2005 - n’a pas abandonné son labeur. Mieux, elle recommande: « Il va falloir produire davantage pour ne pas subir les importations. Et quand nous aurons plus de récolte, nous assurerons la sécurité alimentaire ».


Sur le terrain, on observe qu’elle est plus forte que l’offre. S’il apparait que c’est une expérience heureuse, elle connaît, toutefois, quelques difficultés dans le domaine financier.


Avant même que les échos du sommet de Rome sur la sécurité alimentaire ne parviennent à Libreville, Thérèse avait déjà … sa petite idée.


« La production doit assurément augmenter, mais les méthodes doivent être économiquement viables et socialement acceptables », précise-t-elle.


L’agricultrice égrène alors les préalables à un rendement optimal de l’agriculture périurbaine: « la gestion de la fertilité du sol qui est liée à la disponibilité des terres arables, l'utilisation d’engrais minéraux, la restauration de la fertilité du sol avec le recyclage du fumier et des résidus de culture, l’utilisation de légumineuses et la gestion de l'eau ».


Implanté à proximité d’un parc à bois, la lauréate poursuit: « Ici, les pluies, elles, sont très abondantes. Certaines plantes qui n’ont pas besoin d’autant d’eau prennent un coup parce qu’elles sont trop arrosées. Cependant, nous n’avons pas de soucis de pollution, car les usines qui sont implantées sur ce site, sont pour l’essentiel spécialisées dans le traitement du bois. Qui plus est, nous utilisons les débris de bois en guise d’engrais naturel, de l’humus même pour fertiliser le sol. Il n’y a aucun danger pour nos récoltes ».


APPUI DE L’IGAD


Du reste, les clients ne désemplissent pas. Et, nous avons pu observer que la demande était plus forte que l’offre.

Mme Koumba Kessy en est consciente : « Depuis 2005, je plante et j’approvisionne les populations gabonaises surtout celles qui ont un revenus modeste. Je me trouve en ce moment à l’IGAD (l’institut Gabonais d’appui au Développement). Nous avons chacun 1000 m2. Au départ, ce fut des parcelles pour une expérimentation. Aujourd’hui, on peut dire, sans exagérer, que l’expérience a porté des fruits car nous diversifions. Nous cultivons toutes sortes de légumes (...) Nous sommes sur le terrain de l’OPRAG (Office des Ports et Rades du Gabon) qui a signé un contrat avec l’IGAD sur une période de 25ans. Nous sommes ainsi des partenaires de l’IGAD ».


S’il est apparait que c’est une expérience heureuse, elle pose, néanmoins, un réel problème foncier.


La dernière enquête qui a été menée par la direction générale de la statistique et de l’enquête économique de la République gabonaise révélait que dans le monde rural, les gens travaillent la terre sans en être formellement propriétaire.


DES ESPACES AMELIORES, AMENAGES, EXPLOITABLES


De nouvelles lois viennent d’être adoptées par le parlement. A Rome, à la tribune de la FAO, le nouveau président de la République, Ali bongo Ondimba, a mentionné la loi qui porte politique agricole et la loi qui porte politique pour code des investissements agricoles.


La Constitution qui est la loi mère de la République gabonaise dit que la terre appartient à l’Etat. Autrement dit, l’Etat donne à la personne qui remplit les conditions une partie de ses terres en toute propriété.


Aussi, avons-nous appris de bonne source, l’Etat vaprendre des concessions et des espaces qu’il va améliorer, aménager, rendre facilement exploitable et morcelé sous forme de titre foncier.


Parce que cette terre est importante, la propriété est importante pour les exploitants ou premiers bailleurs, notamment les banques.


Pour avoir accès aux banques généralement, la garantie qui fonctionne le mieux au Gabon, c’est encore l’hypothèque. Donc, on ne peut avoir l’hypothèque que sous un titre foncier ou alors un permis, un décret d’attribution régulièrement signé.


GN/LN/RA/DCD/09

 

Article Publié le: 17/11/2009
Par: Léandre NDAMBO (Gabonews.ga)

Source :  Gabonews

 
Visiter le site de: Gabonews

Publié dans : AGRICULTURE
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