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Le président de l'Alliance nationale des bâtisseurs (ANB), maître Séraphin Ndaot
Rembogo, rallié derrière Pierre Mamboundou dans l'Alliance pour le changement et la démocratie (ACR), serait en danger. Le porte-parole du parti de l'ancien maire de Port-Gentil a affirmé le 17
septembre dernier que leur leader serait actuellement contraint à se cacher et que certains de leurs militants seraient sous le coup d'«arrestations arbitraires».
«Pas de chasse aux sorcières après l'élection», entendait-on clamer de tout bord pendant la campagne. Moins de deux semaines après l'élection, plusieurs voix s'élèvent déjà du côté de
l'opposition pour dénoncer la «persécution» par les forces de l'ordre.
Après Pierre Mamboundou et André Mba Obame, c'est maître Séraphin Ndaot Rembogo, le président de l'Alliance nationale des bâtisseurs (ANB) qui dénonce ce type d'agressions.
L'ancien maire de Port-Gentil est en «lieu sûr», affirme le porte parole de l'ANB, le sénateur Franck Rebela Rogombe, expliquant que des «rumeurs persistantes
[font] état d'un projet d'assassinat» contre lui.
Selon le sénataeur Rebela Rogombe, «ses détracteurs politiques lui reprochent d'avoir soutenu» Pierre Mamboundou, grand vainqueur de l'Ogooué Maritime, et feraient «également grief d'oeuvrer à
l'étiolement du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) dans la capitale économique».
Par ailleurs, certains des militants «font l'objet d'arrestations arbitraires», poursuit le porte-parole du parti. Le 17 octobre dernier, le quotidien national L'Union relatait le passage à tabas
sans motif apparrant par les forces de l'ordre d'un greffier de Port-Gentil,
Le soir de la proclamation des résultats, à Libreville, les deux leaders de l'opposition, Pierre Mamboundou et André Mba Obame avaient affirmé s'être fait agresser dans la foule devant la Cité de
la Démocratie, déclenchant l'ire du peuple.
«Nous devons à la vérité de reconnaître que les actes posés par l’État à travers le Gouvernement et plusieurs Institutions de la République ont fondamentalement entamé cette confiance et
fragilisé notre pacte républicain», dénonçait le 17 septembre André Mba Obame.
Samedi 19 Septembre 2009
Source : GabonEco
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