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Décidément, l’important
déploiement des forces de l’ordre à Libreville dans la capitale politique et à Port-Gentil dans la capitale économique ou des renforts en provenance de Libreville ont récemment été à nouveau
ajustés, montre à plus d’un titre que la tension est loin de baisser au Gabon, en dépit d’une relative accalmie constatée.
La montée au créneau de la population dans la vague de l’élection contestée d’Ali Bongo Ondimba, fils de feu président Omar Bongo Ondimba, et qui vient d’avoir
l’onction de la cour constitutionnelle suite à la proclamation des résultats officiels par le ministre de l’intérieur, suscite depuis lors une montée spectaculaire de la violence, principalement
marquée par la destruction des biens publics et privés et par l’entretien d’une haine viscérale à l’encontre des symboles de la France. Une ancienne puissance coloniale, accusée depuis lors
d’ingérence accrue, par le biais du soutien de dirigeants mal aimés et à même d’œuvrer à l’entretien de la misère du peuple gabonais en dépit de l’important potentiel minier dont regorge le pays,
des richesse qui mêlées à l’or noire, ne profitent depuis toujours qu’alimenter les caisses parallèles de l’ancien puissance coloniale, laissant depuis toujours avec des complicités internes
triées sur le volet, plus de 80% de la population tutoyer la misère, histoire de cyniquement traduire en véracité l’assertion ‘’pays riche, peuple pauvre’’.
Pour revenir sur le climat de violence au Gabon, la tension est en phase d’atteindre le seuil de la guerre civile à Port-Gentil, ou de nombreux civiles sont armés après la mise à sac d’un
commissariat de police jeudi dernier. Face à ce nouveau tournant malgré l’instauration d’un couvre feu, des éléments des forces de l’ordre déployés en renforts viennent de quitter la capitale
Libreville, avec pour mission de circonscrire le mal, en procédant notamment à des opérations inopinées des fouille à domicile. Objectif de cette descente musclée, rechercher les armes à feu et
autre objet susceptible d’avoir résulté des actes de vandalisme enregistrés jusqu’ici.
Les partisans du changement qui dénonce un nouveau "hold up" électoral, promettent de rendre le pays ingouvernable, tout en machinant dès maintenant, la mise en route d’un plan B, qui
supplanterait l’entrée officielle et par voie démocratique dans la phase de consommation des pleins pouvoirs. En guise de mise en garde de la France, son consulat à Port-Gentil et une citée des
cadres de la compagnie pétrolière française Total ont été mis à feu et à cendre, assortis de menaces ouvertes qui pourraient connaître une mise en application graduelle. Plus de 300 prisonniers
sont en cavale dans la capitale économique du Gabon, après la destruction de la principale maison d’arrêt de cette localité, dès les minutes qui ont suivi l’annonce de la victoire du candidat du
parti démocratique gabonais au pouvoir, Ali Bongo Ondimba.
Libreville n’est pas exempt, l’une des dernières violences signalée, est la mise à feu d’une industrie de manufacture qui appartiendrait à la famille Bongo du côté du quartier ‘’ derrière la
prison’’. Plusieurs stations à essence ont été détruites, des véhicules privés et publics brûlés, des agressions physiques savamment planifiées.
C’est dans cette ambiance de torpeur, d’Ali Bongo Ondimba attend la cérémonie d’investiture qui doit couronnée sa récente élection controversée. A en croire les partisans du changement, les
lendemains ne s’annoncent pas forcement chanteur à l'heure ou selon nos toutes dernières information, l'opposition se rassemblerait dans groupe commun appelé le "front du refus" pour mener la
contestation.
Source Koaci.com, Libreville, 5 septembre 2009
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