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Le "oui" a recueilli 92,5% des suffrages lors du référendum organisé au Niger,
selon des résultats provisoires. La nouvelle constitution permet au président sortant Mamadou Tandja de rester au pouvoir trois années supplémentaires et de se représenter
indéfiniment.
La participation au scrutin a atteint 68,3%, a précisé la commission électorale. Le ministre de la Communication a déclaré qu'"un tel résultat n'avait jamais été vu dans l'histoire électorale de
notre pays. Ce scrutin a été aussi bon que nous pouvions l'espérer".
Jeudi, le président Tandja, 71 ans, avait déjà remercié les électeurs pour leur "confiance renouvelée".
Pour arriver à ses fins, le président nigérien a dissous le parlement le 26 mai, puis fin juin la Cour constitutionnelle qui jugeait ce référendum illégal. Depuis, il gouverne seul par décrets et
ordonnances grâce aux "pouvoirs exceptionnels" qu'il s'est arrogés.
L'opposition, qui dénonce un "coup d'Etat" du président, avait appelé à boycotter la consultation qui avait aussi suscité l'inquiétude de la communauté internationale.
"Ce référendum viole la constitution, il est rejeté par le peuple nigérien et n'a aucune légitimité", a réagi la coalition d'opposition Coordination des forces pour la démocratie et la
République, affirmant que le scrutin avait été truqué et que la participation n'avait pas dépassé 5% des inscrits.
L'ONU, l'Union africaine, l'Union européenne, les Etats-Unis et la France, ancienne puissance coloniale, ont unanimement critiqué le projet de référendum du président Tandja.
L'Union européenne a déjà suspendu le versement d'une tranche d'aide budgétaire et a noté que le projet de prolongation du mandat présidentiel risquait d'entraîner des "conséquences graves" pour
la coopération entre le Niger et l'UE.
Source : Romandie News
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