BIENVENUE

 

Blog d'expression
et d'information libres
centré sur l'actualité
du Gabon,
de l'Afrique et du Monde
 

CATEGORIES

DECOUVREZ LE GABON

Je t'invite au Gabon

Magnifique Afrique


Sango Ya Mawa 
Patience Dabany

RECOMMANDER

CREER UN BLOG

RECHERCHE

Dimanche 2 août 2009 7 02 /08 /2009 20:00


Ceux qui connaissent l'histoire du Gabon savent que la démocratie aux temps du premier Président, le patriote Léon Mba, les partis politiques confrontaient leurs opinions, leurs idées. Certes, la démocratie était balbutiante mais elle s'était frayé un bon chemin, malheureusement interrompu en 1967, avec l'instauration du parti unique.


Depuis lors, les Gabonais ont été formatés comme des disquettes d'ordinateur par les réflexes de tribalisme, de clanisme auxquels se sont ajoutés, faute de rigueur, l'esprit de facilité et de corruption. Leur demander aujourd'hui de voter par rapport au programme, c'est leur raconter une légende d'enfants. Le virus du tribalisme entretenu depuis même le sommet de l'Etat fait que la grande majorité pense non par la tête mais par le ventre.


On a souvent entendu dire qu'au Gabon, les plus grands tribalistes sont des Fang. Observateur lointain, je voudrais bien en convenir, mais en observant de près la façon dont les postes sont répartis depuis des décennies, je m'aperçois que durant tout son règne, Omar Bongo n'avait jamais nommé à Paris un ambassadeur fang. Pas un seul!  Dans tous les gouvernements qu'il composait, je n'ai pas vu un Fang ministre de la Défense, minsitre (plein) des Finances, Directeur de cabinet adjoint du président de la république, Trésorier payeur général, commandant en chef d'un corps d'armée et j'en passe... On peut en dire autant de nombreuses autres ethnies rangées dans les placards de la marginalisation.


Au cours des dernières années de son règne, Bongo a nommé zéro Fang Directeur Général d'une entreprise importante dans tout le pays. Le Woleu Ntem, la Ngounié, l'Ogoué Ivindo se développent par le seul travail de leurs ressortissants. Dans certaines villes comme Makokou, Mékambo, Booué, Ndéndé, Mbigou, Minvoul, Médouneu etc., c'est la désolation totale, la tristesse! 50 ans après l'indépendance, les gens meurent encore par simple morsure de serpent dans ces grands villages.


On observe d'ailleurs que les provinces privilégiées, celles qui se partagent les richesses du pays comme le Haut-Ogoué et l'Ogoué Lolo (provinces dites soeurs), les richesses sont concentrées entre des individualités. Les villes elles-mêmes souffrent d'une précarité digne des temps préhistoriques: pas d'hôpitaux, pas d'écoles, pas de collèges encore moins de lycées en nombre suffisant pour accueillir de très nombreux enfants que les rues récupèrent et transforment en délinquants. Tristesse et désolation !


Depuis que les candidats à l'élection présidentielle se sont fait connaître, il y a je ne sais combien de candidats Fang. A ce jour, sauf erreur, je n'ai pas entendu parler d'une quelconque alliance entre eux, alors que de nombreux candidats à la candidature ont ajourné leurs ambitions pour soutenir le candidat du système. De même, Pierre Mamboundou a été rallié par Louis-Gaston Mayila, Pr Pierre André Kombila Koumba... sur des bases ethniques comme l'affirment certains. Pour ma part, cette alliance est moins tribaliste et plus stratégique. Elle est objective, courageuse et nécessaire, car elle montre que ces acteurs politiques ont pris conscience d'une réalité : Pour tourner définitivement la page des Bongo, il ne faut pas se disperser ! Il faut être UN. Question: Pourquoi les candidats fang ne feraient-ils pas ce que font les autres ? Leur serait-il interdit ce qui est permis aux autres ?


Et pour aller même plus loin, je demanderai : Pourquoi, étant conscients des enjeux de la situation que nous décrions tous, tous les candidats opposés au principe de la dynastie des Bongo ne trouvent-ils pas un consensus autour d'un seul candidat, que ce soit Casimir OYE MBA ou Pierre Mamboundou qui, selon les sondages, sont donnés favoris ?


En somme, deux fléaux pourraient favoriser Ali Bongo par-delà la fraude électorale : le tribalisme et l'égoïsme. Si d'aventure le scénario de l'échec se réalisait, nous ne devrons nous en prendre qu'à nous-mêmes, car d'une certaine manière, sans le vouloir et sans le savoir, nous sommes tous indirectement "bongoïstes" par notre égoïsme et notre esprit partisan. Il n'y a pas de mot plus fort pour caractériser une telle situation que l'INFAMIE !


Par Pontdakébé, 28 juillet 2009


Source : Le Post

 

Publié dans : AFRIQUE
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés