Vendredi 24 juillet 2009
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Feu Omar BONGO ONDIMBA, en bon connaisseur de la vie
politique du pays et connaissant en son for intérieur les capacités des uns et des autres, avait déclaré : « L’opposition n’est pas un statut permanent. La Majorité d’aujourd’hui peut
être l’Opposition de demain, et l’Opposition d’aujourd’hui, la Majorité de demain ».
Ces propos venant d’une personnalité, qui a dirigé le pays pendant 42 ans et connaissant bien tous les acteurs politiques, peuvent sonner comme une prophétie au
regard de ce à quoi on assiste depuis la mort d’OBO. (
Télécharger la lettre de
l'UPG)
En effet, on note comme faits du début de la réalisation de ce que l’on peut considérer comme une prophétie, les multiples divisions au sein du camp de la Majorité, et surtout au sein du PDG.
La déconfiture du PDG a commencé avec l’annonce des candidatures du Président du RPG, Paul MBA ABESSOLO, et du Président du PSD, Pierre Claver MAGANGA MOUSSAVOU, d’une part, et par l’appartenance
désormais du Président de l’UPNR, Maître Louis Gaston MAYILA, et du Président du RNB, Professeur Pierre André KOMBILA KOUMBA, à l’Alliance pour le Changement et la Restauration (ACR) dont le
candidat est Pierre MAMBOUNDOU de l’UPG, d’autre part.
La déconfiture du PDG s’est aggravée avec la multiplicité des candidatures de nombreux cadres du PDG. On en compte au moins 6 candidats : Ali BONGO ONDIMBA, Casimir OYE MBA,
André MBA OBAME, Jean EYEGHE NDONG, Victoire LASSENY DUBOZE et Medhi TEALE.
Il y a là une balkanisation du PDG qui a pour conséquence l’affaiblissement du Parti, la démobilisation des militants, l’effritement de l’électorat et la neutralisation des uns par les
autres.
A contrario, l’Opposition est mieux organisée. Elle a même impressionné l’opinion nationale et internationale par la mise en place d’un regroupement de certains partis au sein de
l’Alliance pour le Changement et la Restauration (ACR). Cette Alliance est constituée comme suit :
- ANB de Maître Séraphin NDAOT REMBOGO , ancien Maire de Port-Gentil ;
- RNB du Professeur André KOMBILA KOUMBA, Député de Moabi et ancien Ministre de la Formation Professionnelle ;
- PSG de Augustin MOUSSAVOU KING, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2005 ;
- UPG de Pierre MAMBOUNDOU, Président du Groupe Parlementaire UPG, officiellement 2ème aux élections présidentielles de 1998 et 2005 ;
- UPNR de Maître Louis Gaston MAYILA, ancien Ministre de l’Intérieur, Président du Conseil Economique et Social, ancien Vice-Premier Ministre
- chargé des Affaires Sociales et de la Solidarité.
Le PDG est d’autant plus fragilisé qu’il doit gérer les divisions à son sein et au sein du camp de la Majorité, et assumer les 42 ans de gestion du pays avec le bilan que tout le monde
connaît : L’état du pays dans de nombreux domaines- route, santé, éducation, bonne gouvernance- est lamentable.
Quoi de plus éloquent que le discours du 2 décembre 2007, célébrant le 40e anniversaire de l’ accession au pouvoir d’Omar Bongo où il dénonçait les
« détournements », la « course pour l’enrichissement illicite », la « corruption » et « l’impunité ambiante » du reste de la classe dirigeante, accusant celle-ci d’avoir fait « main
basse » sur les fonds destinés au développement : « Je sais que l’état de notre réseau routier, de nos infrastructures sanitaires et scolaires, de nos moyens de transport publics, a connu
une grave dégradation […] [le Gabon] est aujourd’hui affaibli par l’ethnisme, le clientélisme, l’affairisme, la corruption, la politisation outrancière, qui ont gangrené les pouvoirs publics
».
Le Candidat du PDG et les indépendants, les candidats des partis qui constituaient jusque là la Majorité ont épuisé tous les slogans et toutes les dénominations : Gouvernement de combat ;
gouvernement d’ouverture ; gouvernement de large consensus ; gouvernement de la refondation ; gouvernement de mission. Aucun résultat significatif n’a été visible.
Face donc à ce bilan d’échec dressé par lui-même BONGO ONDIMBA, le PDG ne suscite plus aucun espoir, et la probabilité est grande qu’elle constitue l’Opposition de demain.
Par contre, l’Opposition d’Aujourd’hui représentée par l’Alliance pour le Changement et la Restauration est dans une dynamique d’unité, de rassemblement. Elle est porteuse d’un projet et
d’un espoir.
A ce titre, l’Alliance pour le Changement et la Restauration a été baptisée "Le Quinté gagnant".
"Le Quinté gagnant" entend :
- Etre ensemble pour gagner et pour gouverner l’Etat ;
- Fédérer leurs différences, pour capitaliser les atouts de toutes les composantes ;
- Restaurer les valeurs cardinales de la République pour un meilleur mieux-être du Peuple gabonais ;
- Amorcer la construction du pays à partir du mérite de chacun, comme seul moyen permettant de promouvoir les ressources humaines ;
- Sortir le pays du sous-développement par la promotion de nos valeurs économiques, sociales et culturelles propres ;
L’Alternance et le Changement s’imposent, notamment pour:
- La Construction des infrastructures de développement, notamment la route ;
- La mise en place des fondamentaux de la bonne gouvernance, notamment la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite ;
- La restauration des valeurs républicaines, notamment l’autorité de l’Etat ;
- L’Assainissement des finances publiques par la maîtrise des flux financiers ;
- La mise en place des mesures sociales en relation avec les attentes immédiates des populations (généralisation des allocations familiales, la gratuité des soins de santé, le
gratuité de la scolarité…);
- La transparence électorale par la maîtrise du fichier électoral et la sincérité du vote ;
- L’exploitation intelligente des ressources naturelles pour le bien-être des populations et pour le développement durable.
- Une meilleure redistribution des richesses nationales.
Il est plus que probable que l’Alliance pour le Changement et la Restauration constitue la Majorité de Demain.
Non au coup d’état électoral !
La Rédaction
Source : La lettre d'information du militant de l'UPG
(http://www.upg-gabon.org)
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