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En Afrique du Sud, à l'approche de la Coupe du monde de football 2010, les ouvriers du bâtiment, qui se sont mis en grève, sont très déterminés. Photo : EPA
Alors que le pays prépare la Coupe du monde 2010 de football, près de 70 000 ouvriers ont débuté,hier, un mouvement de grève
illimité. Ils réclament une hausse de salaire.
13 % d'augmentation, sinon rien. Derrière l'Union syndicale des mineurs (NUM), le plus important syndicat du pays, plus de 70 000 ouvriers du bâtiment ont débuté, hier, une grève illimitée. Payés
2 500 rands par mois, soit environ 221 €, ils réclament une augmentation de salaire et de meilleures conditions de travail.
Organisée par l'Afrique du Sud et pour la première fois en Afrique, la Coupe du monde de football 2010 approche et le mouvement menace de retarder la livraison des principales infrastructures
nécessaires à la compétition.
L'appel à la grève concerne la totalité des cinq nouveaux stades en construction et cinq en cours de rénovation. Les chantiers du train rapide Gautrain
reliant Johannesburg à Pretoria, d'un coût de 2,7 milliards d'euros, et de l'aéroport international King Shaka, près de Durban, sont aussi touchés.
13% d'augmentation
Conscients de leur poids dans la négociation, les ouvriers ont annoncé qu'ils ne reprendraient pas le travail tant que les 13 % d'augmentation ne leur seraient pas
accordés. « Nous voulons 13 % ou bien nous serons en grève jusqu'en 2011. Les employeurs ne peuvent attendre aucune mansuétude de notre part », a affirmé le négociateur du NUM.
Les entreprises ont, pour l'heure, refusé de consentir à une hausse de plus de 10 %. Une rencontre est prévue, aujourd'hui, entre les deux parties afin de dénouer
la crise au plus vite. Les organisateurs du Mondial continuent de maintenir que l'Afrique du Sud sera prête pour accueillir la Coupe du monde, pour laquelle 450 000 visiteurs sont attendus.
La grève constitue aussi un défi pour le président Jacob Zuma, élu en mai. Il doit maintenir l'équilibre entre les revendications du syndicat et de ses alliés de
gauche, et son souci de ne pas effrayer les investisseurs en cette période de crise.
Source : Ouest.France.fr (http//www.ouest.france.fr)
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