G A B O N L I B R
E E X P R E S S I O N
"Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique
le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions
et celui de chercher, de recevoir et de répandre,
sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit" ( Article 19
DUDH)
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du Gabon,
de l'Afrique et du Monde
Depuis
1967, Omar Bongo a fait de ce pays, qui dispose de ressources importantes, l’un des Etats les plus arriérés d’Afrique. Constat amer d’un journal sénégalais.
L’Etat est “aujourd’hui affaibli par l’ethnisme, le clientélisme, l’affairisme, la corruption, la politisation outrancière, qui ont gangrené les pouvoirs publics”. Ce constat accablant n’a pas été dressé par un des représentants du Fonds monétaire international (FMI) ou de la Banque mondiale, d’habitude très sévères dans leurs diagnostics sur les économies africaines. Cette appréciation, du reste très lucide, à propos du Gabon, est du président Omar Bongo Ondimaba lui-même, qui fêtait récemment ses quarante ans de règne !
Le successeur de Léon Mba est devenu, par sa longévité exceptionnelle au pouvoir, une caricature de “dinosaure”. Mieux, il demeure le pilier le plus solide du fameux “syndicat des chefs d’Etat”,
tant décrié par les opposants africains. Au début de son magistère, Albert Bernard Bongo, devenu successivement El-Hadj Omar Bongo puis Bongo Ondimba, a pu régner sur une sorte d’émirat pétrolier
trop gâté par la nature.
De nature plutôt débonnaire, le chef de l’Etat gabonais a dépensé sans compter, l’argent étant érigé au rang de levier le plus essentiel de son régime. Du reste, habile manœuvrier, Bongo,
toujours par la magie du cash, a su nouer de fortes amitiés dans tous les gouvernements français de la Ve République. De ce fait, du général de Gaulle à Nicolas Sarkozy, les présidents français
qui se sont succédé à l’Elysée se sont toujours montrés compréhensifs à l’égard d’un allié à la fidélité éprouvée et surtout à la générosité débordante qui a financé, à tour de bras, aussi bien
la droite que la gauche. De ce point de vue, la France reconnaissante a su tirer d’un mauvais pas un si bon représentant de la Françafrique quand le régime gabonais, très contesté, a failli être
renversé dans les années 1990.
Mais, aujourd’hui, le vieux chef batéké sait mieux que quiconque que l’Etat-providence est un souvenir, car les Gabonais n’ont jamais été aussi pauvres et fatigués.
En effet, le Gabon est l’exemple type de l’Etat africain postcolonial gangrené par la malgouvernance. Avec à peine 1,3 million d’habitants et malgré ses richesses fabuleuses, le Gabon est l’un des pays les plus arriérés du continent sur le plan des infrastructures, avec des routes moyenâgeuses et un système sanitaire complètement déglingué.
Selon un rapport de la Banque mondiale, le Gabon est le 84e pays le plus riche au monde si on considère son PIB par habitant, évalué à 6 954 dollars. Mais il fait partie des derniers de la classe, à la 119e place sur 177 Etats, dans le classement de l’indicateur du développement humain (IDH).
Un paradoxe buy cialis? Non, une aberration buy viagra!
Barka Ba, Nouvel Horizon, 06 01
2008
Tout ce qu’a dit Eva Joly sur le Gabon est exact viagra online. Tous ceux qui comme Dominique Michelin viennent, dans des articles, contredire la version de l’ex-magistrate, Eva Joly, sont en porte à faux avec la population gabonaise qui n’a que trop souffert.
Tous ceux qui comme vous contredisent la version de l’ex-magistrate sont en porte à faux avec la population gabonaise qui n’a que trop souffert.
En ce qui concerne l’entreprise Colas que vous semblez si bien connaître, elle a été accusée maintes fois par la population de ne pas faire correctement son travail.
Le Gabon est un pays déglingué et exsangue : en 42 ans de règne Omar Bongo n’ a pas fait grand-chose pour son pays et le Gabon a été la vache à lait de la France. Le Gabon qui a une population lilliputienne aurait pu être avec ses immenses richesses naturelles la petit Suisse du continent buy cialis. Or, cela n’a pas été le cas. Les populations à l’intérieur du pays ont été laissées à l’abandon : pas de routes, pas d’hôpitaux, pas de dispensaires à des km à la ronde, pas d’école digne de ce nom, pas d’eau potable.
Il n’y a que des expatriés et les sbires du régime qui on profité du régime Bongo pour affirmer que la juge Eva Joly qui s’est exprimé sur le Gabon et la Françafrique est une menteuse.
Entre les réseaux de bienséances et la raison économique, se trouve un territoire vide de sens.
Même le meilleur des partenariats peut toucher à sa fin, à sa faim, plus en temps de crise que de famine.
Depuis que l’anticolonialisme festif a laissé sa place à un mariage de convenance sans amour, la culpabilité d’usage a construit des repentances saisonnières.
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