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LIBREVILLE (AGP) – Les enseignants, réunis au sein de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation
(CONASYSED), ont réaffirmé lundi à Libreville qu’ils souhaiteraient désormais dialoguer, mais ’’sans condition’’, avec le chef de l’Etat.
’’Nous voulons dialoguer avec le chef de l’Etat mais sans condition.
Et le plutôt serait le mieux’’, a déclaré Robert Mbeng Essono, modérateur de la CONASYSED, au terme d’une assemblée générale tenue à Libreville.
’’Le chef de l’Etat n’a jamais appelé à la reprise des cours le lundi 5 janvier, mais cette décision émane du Premier ministre et de ses ministres. Ce n’est pas une décision du président’’, a
ajouté M. Mbeng Essono, devant une foule en liesse.
La reprise des cours pourra intervenir après notre rencontre avec le chef de l’Etat, a-t-il estimé.
Alors que les négociations étaient jusque-là suspendues, le gouvernement avait annoncé dans un communiqué la reprise des cours à partir de lundi 5 janvier.
Lundi matin, dans les plus grands lycées de Libreville et des grandes villes du pays, les cours ont tourné au ralenti faute d’enseignants, a-t-on appris de sources concordantes.
Les enseignants gabonais du secteur public se sont remis en grève le15 décembre dernier pour faire aboutir leurs revendications, notamment financières, après une suspension de trois semaines de
leur mouvement.
La CONASYSED revendique l’harmonisation des salaires des enseignants recrutés avant et après 1991, ainsi qu’une ’’régularisation de toutes les situations administratives et financières des
enseignants’’.
Le régime des enseignants recrutés avant 1991 est nettement plus avantageux que ceux engagés après cette année.
Selon les syndicats, l’Etat doit à 10.000 des quelque 14.000 enseignants gabonais ’’près de 40 milliards de francs CFA’’.
AGP 05/01/2009
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